Devant l’Onu, Macky Sall plaide le partage des vaccins: «le chacun pour soi ne nous sortira pas de la pandémie»
Devant l’Onu, Macky Sall plaide le partage des vaccins: «le chacun pour soi ne nous sortira pas de la pandémie»

Devant l’Onu, Macky Sall plaide le partage des vaccins: «le chacun pour soi ne nous sortira pas de la pandémie»

Devant l’Onu, Macky Sall plaide le partage des vaccins: «le chacun pour soi ne nous sortira pas de la pandémie»
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Dans son discours vendredi à l’occasion de la 76e Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le chef de l’Etat sénégalais a réitéré sa plaidoirie pour le partage des vaccins avec les pays en développement en vue de mieux faire face à la pandémie de Covid-19.  

« L’urgence est aussi dans la lutte contre les effets sanitaires, économiques et sociaux dévastateurs de la pandémie COVID-19 », a déclaré Macky Sall, qui a salué l’élan généreux et solidaire déployé dans le cadre de l’initiative Covax.

Toutefois, dit-il, « en dépit de ces efforts appréciables, la fracture entre pays vaccinés, au Nord, et non vaccinés, au Sud, ne cesse de s’élargir ; ce qui ne fera que retarder l’éradication de la pandémie et le retour à une vie normale pour tous. Le chacun pour soi ne nous sortira pas de la pandémie. Personne ne sera à l’abri si le virus et ses variants continuent de circuler quelque part dans le monde.

Seule une réponse planétaire, facilitant l’accès de tous aux vaccins, viendra à bout de cette maladie planétaire ».

Dans cet esprit, Macky Sall a remercié les pays et Institutions partenaires qui soutiennent le projet de production de vaccins par l’Institut Pasteur de Dakar.

« C’est une initiative majeure, au service de l’Afrique. Le Sénégal participera au financement du projet avec une partie de ses DTS. En même temps, nous devons poursuivre les efforts de relance économique.  C’est l’objet du New Deal avec l’Afrique, issu du Sommet de Paris du 18 mai dernier sur le financement des économies africaines ».

Par ailleurs, le président de la république a rappelé que grâce au consensus réalisé au sein du G20 le premier objectif du Sommet a été atteint, avec l’émission historique de Droits de tirages spéciaux à hauteur 650 milliards de dollars.

« L’Afrique a besoin d’un financement additionnel d’au moins 252 milliards de dollars d’ici à 2025 »

Macky Sall, qui salue « la diligence » de  Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fonds Monétaire International, dans la mise en œuvre ce consensus, a souligné que « l’Afrique a pu disposer de son quota de 33 milliards de dollars pour renforcer sa résilience sanitaire, atténuer en partie l’impact de la crise et amorcer la relance économique. C’est un acquis considérable, dont il faut se féliciter ».

Cependant, d’après toujours le chef de l’Etat sénégalais, au regard de l’impact profond de la crise, l’Afrique a besoin d’un financement additionnel d’au moins 252 milliards de dollars d’ici à 2025 pour contenir le choc et amorcer sa relance économique.

« Travaillons donc ensemble pour réaliser le deuxième objectif de Paris. Il s’agit de réallouer, en faveur des pays africains, selon des modalités à convenir, 67 milliards de dollars, mobilisables sur les quotas de DTS des pays riches qui y consentent, pour atteindre le seuil des 100 milliards convenus. Nous pouvons y arriver, en maintenant le dialogue ouvert et confiant déjà engagé », a notamment lancé le chef de le Président Sall, qui est convaincu que « que nous pourrons asseoir les prémices d’un New Deal avec l’Afrique, par une gouvernance économique et financière mondiale réformée, plus juste et plus inclusive ».

Se voulant plus clair, il poursuit : « Ce New Deal est possible, si nous faisons en sorte que les paradigmes relationnels avec le continent reposent plus sur le partenariat que sur l’aide publique au développement.

De toute évidence, l’aide ne peut satisfaire les besoins d’un continent de plus d’un milliard d’habitants où beaucoup reste encore à construire ». Car, d’après Macky Sall, en plus de ses efforts internes, l’Afrique en quête d’émergence a surtout besoin d’accéder à des ressources concessionnelles et mixtes conséquentes, sous forme de prêts, pour financer les secteurs indispensables à son décollage économique à savoir « infrastructures, énergie, agriculture, industrie, eau et assainissement, santé, éducation et formation, entre autres ».







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